« Lorsqu'on
remonte le grand canal entre les deux files de ses palais, lorsqu'on se transporte sur la grande et la petite place, que
l'on contemple la basilique et ses dômes, le palais des doges, les procurazie nuove, la Zecca, le tour de l'Horloge, le
beffroi de Saint-Marc, la colonne du Lion, tout cela mêlé aux voiles et aux mâts des vaisseaux, au mouvement de la foule et
des gondoles, à l'azur du ciel et de la mer, les caprices d'un rêve ou les jeux d'une imagination orientale n'ont rien de
plus fantastique ».
Ces paroles sont celles de François René Chateaubriand en juin 1803. Deux cents ans plus
tard, les images sont les mêmes. Certes les voiles et les mâts des vaisseaux sont désormais des cheminées de paquebot comme
celle du MSC Musica, mais le charme de Venise est toujours là, avec ce fascinant pouvoir de séduction aussi inaltérable que
ces vieux palais.
MSC Musica, superbe et imposant, est au quai 108 du terminal de croisière, à l'Ouest de Venise.
Idéalement située, la gare maritime, permet d'accéder à pied, à la gare ferroviaire, aux parkings gardées (réservés aux croisiéristes – 60 Euros la semaine) et bien sûr à la vieille ville tant
convoitée.
Après prise de possession de la cabine avec balcon (catégorie 10) qui n'a rien à envier aux plus luxueuses
suites des navires 5 étoiles, les trois coups de la sirène annonce l'une des plus belles navigations qui soit. Celle que les
navires de croisières effectuent en quittant ou en arrivant sur Venise. Canale di Fusina puis Canale della Guidecca pour
rejoindre enfin le canal di San Marco laissant à bâbord la place Saint Marc, majestueuse, merveilleuse. Un spectacle unique
où l'on se demande toujours comment une unité de 90.000 tonneaux et 294 mètres de long, peut emprunter des canaux qui
semblent uniquement réserver aux gondoles et aux Vaporetos.
MSC Musica arrivera demain à Bari , après avoir navigué
toute la nuit en mer Adriatique,. Ceux qui quitteront le Q32, la boîte de nuit située au pont 14, pourront apercevoir, au
cœur de la nuit, les lumières vacillantes des îles Tremiti et au petit jour le Promontoire du Gargano.
Mais avant de
quitter Venise, laissons à nouveau F.R. Chateaubriand nous bercer par sa prose :
« Venise est là, assise sur le rivage de la mer, comme une belle femme qui va s'éteindre avec le jour : le vent du
soir soulève ses cheveux embaumés ; elle meurt saluée par toutes les grâces et tous les sourires de la nature.
».
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