« Constantinople : Le matin quand vous vous
réveillez et que vous voyez la brume sur la Corne d’Or avec les minarets élancés et fins se dressant au-dessus vers le ciel
et le muezzin appelant les fidèles à la prière d’une voix qui monte et descend comme une aria dans un opéra russe, vous avez
la magie de l’Orient. » Ernest Hemingway n’était certes, pas à bord du MSC Musica lorsqu’il écrivit Le Vieux Constan,
mais tous les passagers qui ouvrirent, ce matin, grand les yeux, fascinés par le spectacle, eurent certainement la même
impression. Animé par le va-et-vient incessant des ferries et des cargos démesurés reliant la Mer Noire à la
Méditerranée, le décor semble totalement irréel.
Istanbul est désormais là. Arrêtez-vous alors sur le pont de Galata
et traversez le bazar aux épices (pour les couleurs et les odeurs) puis immergez vous dans le grand bazar, ensuite
recueillez-vous à la Mosquée Bleue et à Sainte-Sophie et enfin perdez-vous dans le Palais des Sultans, Topkapi
Sarayi.
Istanbul fait partie de ses escales toujours trop courtes qui créent la frustration du croisiériste, partagé
entre l’envie de découvrir de nouvelles destinations et l’envie de passer d’avantage de temps sur certaines d’entre
elles.
Pour Martine et Hervé, aucune frustration. Pour leur trentième anniversaire de mariage, leur agence de voyage
de Bousebecque, dans le nord de la France, leur a conseillé de partir en croisière. « Il
s’agit de notre première croisière et nous sommes enchantés. L’arrivée par la mer dans les villes est magique »
commente Martine. Pour Hervé, responsable commercial « le rapport qualité prix est
excellent. Les cabines fonctionnelles et le service impeccable. La surprise ? Ce fut de voir tant d’enfants. Nous pensions
que la croisière était plutôt réservée à une population plus âgée que celle d’avoir des tous petits-enfants. » . Pour
les 60 ans d’Hervé (dans 5 ans), les plans vont bon train pour réunir les trois enfants et d’effectuer à nouveau une …
croisière.
MSC Musica vient de faire retentir trois coups de sirènes. Il va maintenant quitter l’Orient pour
retrouver la cité des Doges. Demain, il sera en mer et arrivera vendredi à Dubrovnik, la perle de l’Adriatique.
« Le grand décor continue de changer, les mystérieux dômes
deviennent indécis et presque diaphanes dans la nuit, les feux sont innombrables, et, en haut, brillent les étoiles
». Pierre Lotti
Pour rejoindre le centre d’Istanbul : à pied
en 15/20 minutes ; en taxi (attention de négocier votre trajet avant – environ 3 à 5 € pour rejoindre le bazar et de vérifier
votre monnaie) ou plus simplement par le tramway qui passe devant la gare maritime 0,60 €)
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