Que ce soit au quai d'Orsay ou au siège de la CMA CGM propriétaire du
Ponant arraisonné vendredi 4 avril par des pirates au large de la Somalie, les négociations sont privilégiées pour ne « pas mettre en péril la vie des 32 membres d'équipage » de ce petit navire de croisière. Tout à l'heure, le Premier Ministre, François Fillon, a confirmé qu'il privilégiait la protection des personnes qui sont à bord et « utilisons tous les canaux pour essayer de résoudre cette affaire sans utiliser de force ».
Le plan « pirate mer » a été déclanché dès vendredi matin. L'aviso de la Marine nationale française «
Commandant Bouan » se tient d'ores et déjà à distance du Ponant, en observation mais prêt à intervenir.
Dans ce contexte, on ne voit pas les exigences des pirates qui vont se retrouver au fil des heures dans un véritable maillage des forces de sécurités militaires.
On se trouve donc désormais dans une situation de prise d'otage plus que de piratage. Une situation peut-être plus inattendue pour les pirates d'avantages habitué à commettre leur larcin rapidement puis à évacuer tout aussi rapidement la zone.
Fort heureusement, le Ponant se repositionnait à vide de passagers de sa saison en Océan Indien. Le Ponant est l'un des rares navires de croisière à battre pavillon français. Il est l'un des 3 navires de la Compagnie des ïles du Ponant, filiale du géant maritime français CMA CGM.